Post-doctorat en modélisation de l’écologie de l’invasion (H/F) - Brest, Bretagne, FR - IFREMER

Publiée le: 2/12/2024

Résumé de l'offre

Description de l'offre

Poste à pourvoir: Post-doctorat en modélisation de l’écologie de l’invasion (H/F)

Référence du poste : PV-2024-1409

Structure d'accueil : Département Oceanographie et Dynamique des Ecosystemes

Unité de recherche Dynamique des Ecosystèmes Côtiers

Laboratoire Ecologie Benthique Côtière

Localisation :  Brest, Bretagne, FR

Durée en mois : 18

 

Date de clôture de réception de candidatures : 11/03/2024

 

 

Description de l'offre:

Le laboratoire d’écologie benthique côtière de l’Ifremer (LEBCO) s’intéresse à la diversité et au fonctionnement des écosystèmes marins côtiers et plus particulièrement aux réponses des espèces et des communautés face aux pressions naturelles et anthropiques. En couplant l’observation, l’expérimentation et la modélisation, l’équipe emploie et développe des approches complémentaires pour (1) la description et la compréhension des patrons de biodiversité et leurs fonctionnalités et (2) observer et modéliser la distribution des habitats benthiques.

Nous recrutons un scientifique enthousiaste et motivé pour travailler sur une approche basée sur les traits de vie, afin d'évaluer et de prédire comment et dans quelle mesure les espèces non indigènes (ENI) peuvent envahir les communautés marines du biofouling dans les mers européennes.

Au cours des dernières années, les études menées sur les espèces invasives nous ont permis de mieux comprendre les facteurs d’établissement et de propagation des ENI. Cependant notre capacité à prédire quand, où et dans quelle mesure les ENI peuvent affecter les communautés natives reste limité. Ces lacunes sont liées au manque de connaissances concernant le rôle respectif des traits de vie des ENI et des communautés natives dans la réussite de l'établissement en fonction du contexte environnemental. Plus précisément, si certains traits des ENI (par exemple ceux qui augmentent la pression des propagules) ont été associés au succès de l'invasion, comment la probabilité d'établissement d’une espèce varie en fonction des caractéristiques (e.g. des traits présent) des communautés natives et du contexte environnemental reste peu étudié.

 

Par ailleurs, plusieurs méta-analyses ont montré que les changements environnementaux peuvent affecter différemment les espèces indigènes et non indigènes. Par exemple, les ENI sont souvent plus performantes et s'adaptent mieux que les espèces indigènes à un climat qui change rapidement, notamment via une meilleure performance (fitness). Dans ce contexte, il apparaît important de comprendre quelles espèces profiteront le plus du changement climatique dans les régions où les ENI menacent déjà la faune native.

 

 



Missions principales

 

En reconnaissance de ce besoin, vous utiliserez un ensemble d'outils (par exemple, la modélisation basée sur les traits, les modèles de distribution des espèces, les analyses multivariées) pour identifier comment le succès de l'invasion varie en fonction des paramètres biotiques et abiotiques, pour in fine prédire le succès d'invasion sous différents scénarios de changement climatique.

 

Vous étudierez notamment :

(i) l'effet relatif des facteurs abiotiques (par exemple, la température, la distance aux marges de niche) et biotiques (par exemple, la richesse des espèces locales, les métriques de diversité fonctionnelle) sur le potentiel d'invasion (c'est-à-dire le succès d'établissement) ;

(ii) la différence fonctionnelle entre les espèces indigènes et non indigènes ; et

(iii) comment le succès d'invasion est amené à changer dans le futur (changement climatique).

 



Activités principales

Vous vous appuierez sur les listes existantes d'animaux marins sessiles acquises dans les points chauds (c'est-à-dire les ports, les fermes éoliennes offshore, les aires marines protégées) à travers les mers européennes pour lesquelles des données sur le biofouling des invertébrés au niveau de la communauté sont également disponibles. En utilisant des prédicteurs environnementaux, vous devrez :

 

  • Consolider une base de données sur les occurrences et les caractéristiques des ENI et des communautés d'invertébrés natives ;
  • Générer une carte de risque d’invasion à large échelle en utilisant des modèles de distribution d’espèces combinant des prédicteurs biotiques et abiotiques;
  • Créer un cadre théorique pour tester l'hypothèse de distinction fonctionnelle;
  • Tester empiriquement le cadre théorique développé en 3) et faire des prédictions sous divers scénarios de changement climatique.


Champs relationnel

Vous travaillerez au sein de l'équipe LEBCO, en collaboration avec des modélisateurs (M. Chevalier) et des spécialistes des espèces invasives (A. Curd). Dans la mesure où ce projet s’inscrit dans le cadre d’une collaboration avec Frédérique Viard (CNRS – ISEM), au moins une visite d'échange à Montpellier est prévue au cours du projet.

 

Votre travail sera réalisé en consultation avec une large communauté internationale et bénéficiera d'échanges avec la communauté scientifique impliqué dans le projet Européen BIOcean5D (https://www.biocean5d.org/), ainsi qu'avec un réseau de chercheurs en écologie de l’invasion (https://www.ices.dk/community/groups/pages/wgitmo.aspx). Vos résultats seront adaptés et utilisés pour orienter les priorités de recherche et les décisions de gestion.

 

 

Profil recherché

  • Titulaire d'un doctorat (soutenu au cours des trois dernières années)


Compétences mises en œuvre

Compétences techniques / métiers

 

  • Doctorat en écologie ou dans un autre domaine lié à la compréhension des réponses de la biodiversité le long de gradients environnementaux ou de pressions anthropiques (obtenu au cours des trois dernières années).
  • Une forte expérience en écologie numérique et en modélisation est nécessaire, notamment en ce qui concerne les approches basées sur les traits et la modélisation de la distribution des espèces.
  • Une connaissance de l'écologie des invasions sera un atout.
  • La connaissance de R ou d'un autre logiciel connexe est nécessaire pour la gestion et l'analyse des données.
  • La connaissance du travail sur des données d'occurrence provenant de GBIF/OBIS ou de cartes d'aire de répartition de l'UICN serait un plus.
  • Maîtrise de l'anglais ;
  • La maîtrise du français serait un avantage.

 

Qualités personnelles

 

  • Sens des relations humaines et capacité à travailler au sein d'une équipe de recherche diversifiée ;
  • Être disposé à se déplacer entre Brest et Montpellier ;
  • Intérêt pour la présentation de vos résultats lors de conférences nationales et internationales.
 

 

Conditions de travail

Il s'agit d'un poste à temps plein, avec un contrat de 18 mois, à l'Ifremer de Brest.

 

Toutes nos candidatures sont traitées via notre site carrière. Pour plus de renseignements sur le poste, envoyez votre mail à Dr. Mathieu Chevalier (mathieu.chevalier@ifremer.fr), Dr. Amelia Curd (amelia.curd@ifremer.fr) & Dr. Frédérique Viard (frederique.viard@umontpellier.fr). 

Lors de votre dépôt de candidature, merci de nous transmettre votre CV, votre lettre de motivation, ainsi que le contact de deux encadrants scientifiques.

 

L’Ifremer

Reconnu dans le monde entier comme l’un des tout premiers instituts en sciences et technologies marines, l’Ifremer s’inscrit dans une double perspective de développement durable et de science ouverte. Il mène des recherches, innove, produit des expertises pour protéger et restaurer l’océan, exploiter ses ressources de manière responsable, et partager les connaissances et les données marines afin de créer de nouvelles opportunités pour une croissance économique respectueuse du milieu marin.

Présents sur toutes les façades maritimes de l’hexagone et des outremers, ses laboratoires sont implantés sur une vingtaine de sites dans les trois grands océans : l’océan Indien, l’Atlantique et le Pacifique. Pour le compte de l’Etat, il opère la Flotte océanographique française au bénéfice de la communauté scientifique nationale. Il conçoit ses propres engins et équipements de pointe pour explorer et observer l’océan, du littoral au grand large et des abysses à l’interface avec l’atmosphère.

Ouverts sur la communauté scientifique internationale, ses 1500 chercheurs, ingénieurs et techniciens font progresser les connaissances sur l’une des dernières frontières inexplorées de notre planète ; ils contribuent à éclairer les politiques publiques et à l’innovation pour une économie bleue durable. Leur mission consiste aussi à sensibiliser le grand public aux enjeux maritimes.

Fondé en 1984, l'Ifremer est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), dont le budget avoisine 240 millions d’Euros. Il est placé sous la tutelle conjointe des ministères de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), de la Mer (MinMer), de la Transition écologique et solidaire (MTES), de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA).

 

Pour postuler

Date de clôture de réception de candidatures : 11/03/2024

Toutes nos candidatures sont traitées exclusivement via notre site Carrières.