Post-Doc - Évaluation de la toxicité des microalgues marines pour les cellules de coquillages (H/F) - Concarneau, Bretagne, FR - IFREMER

Publiée le: 9/7/2021

Résumé de l'offre

Description de l'offre

Poste à pourvoir: Post-Doc - Évaluation de la toxicité des microalgues marines pour les cellules de coquillages (H/F)

Référence du poste : PV-2021-1004

Structure d'accueil : Département Oceanographie et Dynamique des Ecosystemes

Unité Littoral

Laboratoire Environnement Ressources Bretagne Occidentale

Localisation :  Concarneau, Bretagne, FR

Durée du contrat : 6 mois

 

Date de clôture de réception de candidatures : 30/09/2021

 

 

L’Ifremer

Reconnu dans le monde entier comme l’un des tout premiers instituts en sciences et technologies marines, l’Ifremer s’inscrit dans une double perspective de développement durable et de science ouverte. Il mène des recherches, innove, produit des expertises pour protéger et restaurer l’océan, exploiter ses ressources de manière responsable, et partager les connaissances et les données marines afin de créer de nouvelles opportunités pour une croissance économique respectueuse du milieu marin.

Présents sur toutes les façades maritimes de l’hexagone et des outremers, ses laboratoires sont implantés sur une vingtaine de sites dans les trois grands océans : l’océan Indien, l’Atlantique et le Pacifique. Pour le compte de l’Etat, il opère la Flotte océanographique française au bénéfice de la communauté scientifique nationale. Il conçoit ses propres engins et équipements de pointe pour explorer et observer l’océan, du littoral au grand large et des abysses à l’interface avec l’atmosphère.

Ouverts sur la communauté scientifique internationale, ses 1500 chercheurs, ingénieurs et techniciens font progresser les connaissances sur l’une des dernières frontières inexplorées de notre planète ; ils contribuent à éclairer les politiques publiques et à l’innovation pour une économie bleue durable. Leur mission consiste aussi à sensibiliser le grand public aux enjeux maritimes.

Fondé en 1984, l'Ifremer est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), dont le budget avoisine 240 millions d’Euros. Il est placé sous la tutelle conjointe des ministères de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), de la Mer (MinMer), de la Transition écologique et solidaire (MTES), de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA).

 

Description de l'offre:

Nous recherchons un.e candidat.e talentueux.se pour rejoindre notre équipe spécialisée dans l’étude de la toxicité et la taxinomie des microalgues marines. Ce projet de postdoctorat vise à déterminer la toxicité et les modes d’action de microalgues marines envers les mollusques à l’aide de bioessais ciblant des cultures primaires de cellules. Il s’intègre à un projet de recherche qui étudie les liens entre ichtyotoxicité, chimiodiversité et diversité génétique des microalgues marines en France, impliquant des biologistes, des chimistes et des bioinformaticiens.

 

Mots-clés : culture cellulaire, bioessais, microalgues toxiques, mollusques marins.

 

Durée : 6 mois, à débuter de préférence en novembre/décembre 2021

Lieu : IFREMER (Institut Français pour la Recherche et l’Exploitation de la Mer, https://wwz.ifremer.fr/), Laboratoire Environnement Ressources Bretagne Occidentale (LER-BO), station marine de Concarneau, France

Superviseurs : Malwenn Lassudrie (IFREMER LER-BO) et Stéphanie Auzoux-Bordenave (UPMC-MNHN)

 

Description du projet :

Des efflorescences de microalgues toxiques se produisent dans le monde entier, impactant l’écologie des écosystèmes côtiers et les activités socio-économiques associées. Parmi elles, les microalgues ichtyotoxiques peuvent causer des mortalités d’organismes marins et entraîner des pertes économiques considérables dans les secteurs aquacoles et halieutiques (e.g.: Chili 800M$ en 2016). En France, des dinoflagellés de la famille des Kareniaceae, réputés ichtyotoxiques, sont régulièrement observés (Nézan et al. 2014). Des épisodes de mortalités, des défauts de recrutements ou arrêts de croissance de poissons et mollusques ont été observés suite à des efflorescences de ces microalgues sur le littoral français (Chauvaud et al. 1998; Paulmier et al. 1995). Plusieurs espèces de Karlodinium ont été associé à des épisodes de mortalités de poissons et mollusques marins dans plusieurs régions du monde (Place et al. 2012), notamment en altérant les tissus branchiaux chez les poissons. La toxicité des souches françaises de Karlodinium spp. est cependant mal connue, en particulier chez les bivalves, et doit être étudiée afin de déterminer le risque que ces microalgues représentent pour l’aquaculture en France, notamment pour la conchyliculture.

L’activité ichtyotoxique est généralement identifiée à partir des propriétés lytiques et cytotoxiques des microalgues, mesurée par des bioessais cellulaires, plus éthiques et plus simples à mettre en œuvre que des tests in vivo. Ils ciblent des cellules sanguines de poissons marins, ou des lignées cellulaires de branchies de poissons d’eau douce (Dorantes-Aranda et al. 2011; Eschbach et al. 2001). Des études ont également testé la toxicité de microalgues envers des cellules de bivalves, notamment des hémocytes circulants ou des gamètes (Gaillard et al. 2020; Lassudrie et al. 2020; Castrec et al. 2021). Cependant il n’existe pas de lignées immortelles de cellules de mollusques marins qui permettraient d’assurer une reproductibilité expérimentale. Des cultures primaires de cellules de mollusques marins, déjà utilisées dans des études écotoxicologiques (Avella et al. 1994; Gaume et al. 2012), représenteraient une alternative intéressante pour assurer une reproductibilité expérimentale sur une période limité (environ 2 semaines). Le maintien de ces cellules permettrait ainsi d’étudier les mécanismes impliqués dans la toxicité des microalgues envers les bivalves.

L’objectif de ce projet est de caractériser l’activité ichtyotoxique de souches françaises de Karlodinium spp. envers les bivalves, via deux questions principales :

1) Quelles espèces de Karlodinium françaises peuvent avoir des effets délétères envers les bivalves?

2) Quels sont les modes d’actions de ces microalgues sur les cellules de bivalves?

Pour répondre à ces questions, ce projet de postdoctorat propose de :

- Etablir des primo-cultures de cellules de bivalves selon les méthodes décrites dans la littérature.

- Etudier le mode d’action ichtyotoxique des microalgues en culture ou d’extraits de microalgues par des bioessais ciblant ces cellules de bivalves en culture. Des approches couplant des tests de viabilité cellulaires, et l’analyse de plusieurs variables phénotypiques et métaboliques sont envisagées.

Ce projet contribuera à déterminer le risque induit par ces microalgues pour la conchyliculture en France.

 

 

Profil recherché

  • Doctorat en Biologie
  • Compétences souhaitables : 
  • bioessais cellulaires
  • expérience en écotoxicologie / toxicologie
  • culture cellulaire animale
  • expérience avec des modèles marins
  • analyses statistiques
  • très bonnes qualités orales et rédactionnelles en anglais
  • autonomie et aptitude au travail en équipe

 

  • Critères d’éligibilité (établis par les organismes financeurs de la bourse):

Le.a candidate.e devra avoir passé au minimum 18 mois hors de France entre le 1er mai 2016 et le début du projet. Il.elle devra aussi avoir soutenu sa thèse depuis moins de 4 ans et hors Bretagne et Pays de la Loire.

 

 

Conditions de travail

Avantages : De nombreux avantages sociaux (famille, sport, culture, vacances) sont accessibles aux salariés d’IFREMER.

 

Pour candidater:

Les candidatures doivent être envoyées avant le 30 septembre 2021 à malwenn.lassudrie.duchesne@ifremer.fr et stephanie.auzoux-bordenave@mnhn.fr, et inclure:

- une lettre de motivation

- un CV complet

- les noms et les coordonnées de deux référents

Les demandes d’informations informelles peuvent être adressées à Malwenn Lassudrie malwenn.lassudrie.duchesne@ifremer.fr.

 

 

 

Pour postuler

Date de clôture de réception de candidatures : 30/09/2021

Toutes nos candidatures sont traitées exclusivement via notre site Carrières.