Chercheur écologie benthique – études des impacts liés à l’exploitation des ressources des grands fonds (H/F) - Brest, Bretagne, FR - IFREMER

Publiée le: 3/24/2021

Résumé de l'offre

Description de l'offre

Poste à pourvoir: Chercheur écologie benthique – études des impacts liés à l’exploitation des ressources des grands fonds (H/F)

Référence du poste : PV-2021-026

Structure d'accueil :  Département des Ressources Physiques et Ecosystemes de fond de Mer

Unité de recherche Etudes des Ecosystemes Profonds

Laboratoire Environnement Profond

Localisation :  Brest, Bretagne, FR

 

Date de clôture de réception de candidatures : 21/04/2021

 

 

 

 

L’Ifremer

Reconnu dans le monde entier comme l’un des tout premiers instituts en sciences et technologies marines, l’Ifremer s’inscrit dans une double perspective de développement durable et de science ouverte. Il mène des recherches, innove, produit des expertises pour protéger et restaurer l’océan, exploiter ses ressources de manière responsable, et partager les connaissances et les données marines afin de créer de nouvelles opportunités pour une croissance économique respectueuse du milieu marin.

Présents sur toutes les façades maritimes de l’hexagone et des outremers, ses laboratoires sont implantés sur une vingtaine de sites dans les trois grands océans : l’océan Indien, l’Atlantique et le Pacifique. Pour le compte de l’Etat, il opère la Flotte océanographique française au bénéfice de la communauté scientifique nationale. Il conçoit ses propres engins et équipements de pointe pour explorer et observer l’océan, du littoral au grand large et des abysses à l’interface avec l’atmosphère.

Ouverts sur la communauté scientifique internationale, ses 1500 chercheurs, ingénieurs et techniciens font progresser les connaissances sur l’une des dernières frontières inexplorées de notre planète ; ils contribuent à éclairer les politiques publiques et à l’innovation pour une économie bleue durable. Leur mission consiste aussi à sensibiliser le grand public aux enjeux maritimes.

Fondé en 1984, l'Ifremer est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), dont le budget avoisine 240 millions d’Euros. Il est placé sous la tutelle conjointe des ministères de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), de la Transition écologique et solidaire (MTES), de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA).

 

Description de l'offre :

Les écosystèmes marins profonds recèlent une forte diversité biologique liée à l’hétérogénéité des environnements benthiques. La structure et la dynamique de ces écosystèmes à l’état naturel sont encore bien mal connues, pourtant ils font l’objet d’un intérêt croissant pour l’exploitation de leurs ressources naturelles.

L’Unité Etudes des Ecosystèmes Profonds développe des projets de recherche destinés à acquérir des connaissances sur le fonctionnement et la dynamique de ces écosystèmes à différentes échelles spatiales et temporelles, en s’intéressant aux communautés faunistiques et microbiennes, afin de proposer des solutions qui permettront d’assurer une exploitation responsable des ressources minérales et biologiques qu’ils abritent. Nos travaux de recherche portent autant sur les écosystèmes reposant sur la chimiosynthèse, telles que les sources hydrothermales des dorsales océaniques et les sources de fluides froids en domaine de marges continentales actives ou passives, que sur les milieux profonds dont la chaîne alimentaire se fonde sur l'utilisation du carbone détritique tels que les plaines abyssales, les zones à nodules, les coraux profonds et plus récemment les monts sous-marins.

 

L’étude fonctionnelle des divers compartiments faunistiques et microbiens vise à acquérir des connaissances sur le cycle de vie, le recrutement et la colonisation, les symbioses, l’adaptation des espèces, le réseau trophique et les métabolismes mis en œuvre dans les différents processus biologiques. L’influence des facteurs biotiques, abiotiques et stochastiques sur la structuration des communautés est au cœur des problématiques abordées. Ces recherches nécessitent la poursuite de développements méthodologiques (biologie moléculaire et bio-informatique, approches numériques et modélisation) et technologiques (en particulier pour les techniques de prélèvement et de mesures in situ). La compréhension du fonctionnement naturel des écosystèmes servira de base à des études spécifiques sur l’évaluation des impacts anthropiques sur l’océan profond, en particulier ceux liés à l’exploitation potentielle des ressources minérales. Cette compréhension s’appuiera en particulier sur des approches de modélisation et d’écologie expérimentale à développer (in situ, in vivo, mésocosme…). Ces activités de recherche participent à l’effort national et international d’exploration et d’acquisition de nouvelles connaissances sur les écosystèmes profonds.

 

Le laboratoire Environnement Profond et le Laboratoire de Microbiologie des Environnements Extrêmes (UMR6197) constituent l’Unité de Recherche Etudes des Ecosystèmes Profonds (EEP) au sein du Département Ressources physiques et Ecosystèmes de fond de Mer (REM).

 

Au sein de l’Unité de Recherche EEP et sous l’autorité du responsable du LEP, le chercheur interviendra dans les axes de recherche du laboratoire.

 

 



Missions principales

 

Au sein du laboratoire « Environnement Profond » il/elle mène de projets de recherche permettant de mieux comprendre la biodiversité et d’évaluer les services écosystémiques des communautés biologiques profondes. Il/elle participe ainsi aux travaux cherchant à développer et mettre en œuvre des stratégies d’étude des écosystèmes benthiques profonds susceptibles d’être impactés par l’exploitation des ressources minérales marines.

 

  • Il/elle participe à l’exploration et à l’étude des zones d’intérêt minier pour établir un état de référence des communautés faunistiques.
  • Il/elle détermine les relations faune/habitat et évalue les conséquences de modifications liées aux activités d’exploitation par des approches expérimentales au laboratoire ou en milieu naturel.
  • Il/elle évalue les risques de l’exploitation des ressources sur la biodiversité, le fonctionnement et les services des écosystèmes.
  • Il/elle évalue la capacité de résilience des écosystèmes après perturbation.
  • Il/elle participe à la proposition de stratégies de protection, de conservation et de gestion des environnements susceptibles d’exploitation.
  • Il/elle assiste l’Ifremer dans l’apport de connaissances nécessaires à remplir les obligations liées aux permis miniers délivrés par l’Autorité Internationale des Fonds Marins et aux interactions avec celle-ci.
  • Il/elle assure une veille scientifique sur les ressources minérales en environnements marins profonds.

 

Le profil du poste à pourvoir est ouvert. Le candidat, ayant de fortes compétences en écologie benthique et une expérience des écosystèmes des grands fonds, sera sélectionné sur la pertinence, l’originalité du projet et des stratégies d’études qu’il présentera, en adéquation avec les orientations du laboratoire, de l’Unité et du Département concernant l’étude des écosystèmes benthiques profonds susceptibles d’être impactés par l’exploitation des ressources minérales

 



Champs relationnel

 

En interne : Intégration dans les réseaux disciplinaires de l’Ifremer : GM-LCG, LM2E, DYNECO, …

 

En externe : Intégration dans les réseaux disciplinaires de l’Ifremer et des instituts et laboratoires collaborateurs : Universités (UBO, Sorbonne Université, U. de Ghent, U. de Moscou, U. des Açores, U. de Toulouse, U. de Montréal, etc…) et Instituts de recherche (CNRS, Senckenberg, MNHN, BRGM, IPGP, LSCE, NOCS, Marum, MPI, Jamstec, PP Shirshov Institute of Oceanology, etc…). Collaboration avec des industriels partenaires des projets de recherche du laboratoire (Equinor, NKE, RTSYS …)

 

 

Profil recherché

  • Doctorat en biologie marine ou équivalent
  • Expérience postdoctorale requise
  • Le candidat devra avoir effectué une partie significative de sa carrière à l’étranger


Compétences mises en œuvre



 

Compétences techniques / métiers :

  • Fortes compétences en écologie benthique
  • Connaissances des outils moléculaires et de la taxonomie
  • Compétences en écologie numérique (R)
  • Expérience du terrain et du milieu profond souhaitée,
  • Parfaite maîtrise de l’anglais écrit et parlé

 

Qualités personnelles :

  • Dynamisme et force de propositions
  • Rigueur, persévérance, autonomie
  • Ouverture d’esprit, qualités relationnelles
  • Aptitude pour le travail en équipe et en mer
  • Curiosité scientifique et technique, capacité à évoluer et se former et à former les autres
  • Capacité de synthèse et de valorisation des résultats / rédaction de publications.
 

 



Conditions de travail

 

  • Temps complet
  • Embarquements hauturiers

 

 

 

 

Pour postuler

Date de clôture de réception de candidatures : 21/04/2021

Toutes nos candidatures sont traitées exclusivement via notre site Carrières.